Le pouvoir d’achat des ménages français au plus bas
En 2012, le pouvoir d’achat des ménages français a fondu de 1,5 %, enregistrant ainsi sa plus forte baisse depuis 1984, selon l’INSEE. Un chiffre bien pire que prévu : en mars, l’institut de statistiques avait estimé ce repli à 0,8 %.
La baisse spectaculaire du pouvoir d’achat des Français est due notamment à la progression limitée des revenus des ménages : +0,9 %, soit une croissance trois fois inférieure à celle de 2011 (+2,7 %). La faute aux maigres revalorisations salariales, sur fond de montée du chômage, ainsi qu’au fléchissement des revenus du patrimoine, en particulier du fait de la baisse des rendements de l’assurance-vie. Le tout combiné à une forte hausse des impôts.
Dans le même temps, l’inflation est restée soutenue. En 2012, le prix des dépenses de consommation des Français a en effet grimpé de 1,9 %, après une hausse de 2,1 % l’année précédente. Au final, le pouvoir d’achat par unité de consommation, qui prend aussi en compte la croissance démographique, a donc reculé de 1,5 %.
La mauvaise nouvelle, c’est que les experts ne prévoient pas d’amélioration cette année. Ceux du BIPE, un cabinet de conseil en stratégie, prévoient par exemple une contraction de 1,5 % du pouvoir d’achat en 2013, et de 0,3 % en 2014. Seules les dépenses contraintes (santé, logement…) devraient continuer de progresser à un rythme soutenu (+1,1 % sur ces deux années), celles liées aux loisirs (vacances, cadeaux…) devant rester faibles.