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Contrairement à Tarascon, les Saintes-Maries-de-la-Mer résistent : La majorité municipale refuse les transferts de compétence à l’ACCM

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Roland Chassain le maire des Saintes-Maries de la Mer – La Provence 13/08/2015

…/… »L’ACCM nous a sollicités pour connaître notre position quant aux possibilités de transfert de nouvelles compétences de la commune vers l’agglo. Les transferts projetés concernent la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations ; l’urbanisme, l’élaboration d’un PLU intercommunal ; le tourisme et la promotion touristique ; la politique du logement et de l’habitat. Les mutualisations projetées concernent la gestion des ordures ménagères, l’aménagement numérique du territoire, les équipements culturels et sportifs, le CCAS. Nous avons examiné avec soin les conditions de fonctionnement de l’ACCM et nous sommes malheureusement parvenus à la conclusion que ce fonctionnement ne correspond pas aux attentes des habitants des Saintes-Maries.

De telles mesures permettraient à la communauté d’agglomération de se substituer directement à la commune et de prendre des décisions en son nom, en ses lieux et place et qui pourront être déconnectées des réalités de terrains, dictées par des considérations financières ou politiques étrangères à l’intérêt de nos administrés« .

Le maire a donc demandé au conseil municipal de refuser tout principe de mutualisation des services municipaux avec ACCM, de limiter à la stricte application de la loi les transferts de compétences obligatoires. …/…

 

Valérie LAUPIES - membre du Bureau politique du FN

Valérie LAUPIES – membre du Bureau politique du FN

Le Front national est attaché à la préservation de la commune et soutient la décision de la majorité municipale des Saintes-Maries de la Mer. Le tissu communal est essentiel à l’identité et à la vitalité de la France.

Pour organiser des services publics à une échelle plus vaste, notre pays a encouragé le développement anarchique et opaque des intercommunalités (au 1er janvier 2013, on dénombrait 2 456 établissements publics de coopération intercommunale – EPCI – à fiscalité propre et 14 305 syndicats intercommunaux).

Cette profusion est régulièrement dénoncée par la Cour des Comptes, notamment dans son rapport public d’octobre 2013 sur les finances publiques locales qui en a souligné les dérives en termes d’effectifs et de dépenses. Le développement des intercommunalités ne s’est pas accompagné d’une modération des dépenses des communes elles-mêmes comme cela aurait été logique.

Il faut assainir le maquis de l’intercommunalité en se reposant davantage sur le département, qui est le bon niveau de programmation, de gestion partagée et de péréquation pour la plupart des services publics locaux.

A cheval entre ville et campagne, couvrant un territoire suffisamment large tout en demeurant à taille humaine, le département doit devenir l’échelon privilégié de prise en charge des questions intercommunales, y compris dans les grandes agglomérations : urbanisme et logement, aménagement, eaux et assainissement, déchets, transports urbains, accueil des jeunes enfants, soutien au sport, développement touristique, promotion de la culture.

Cela évite de recréer de multiples intercommunalités coûteuses en frais de gestion, qui diluent le pouvoir de décision et qui morcellent les territoires au gré des alliances politiques. (exemple : Tarascon)

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