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Affaire Méric : la police a-t-elle cherché un effet Carpentras ?

Affaire Méric : la police a-t-elle cherché un effet Carpentras ? dans Critique censorship-1-300x224
Par Dominique Jamet – Journaliste et écrivain.

Le 5 juin dernier, Clément Méric, brillant étudiant à Sciences Po et militant antifasciste, âgé de dix-neuf ans, succombait aux coups que lui avait portés au cours d’une bagarre de rue un jeune homme d’un an son aîné, Esteban Morillo, membre du groupe d’extrême droite Troisième voie.

Au lendemain de ce drame, des manifestations se déroulaient un peu partout en France aux cris de « Pas de fachos dans les quartiers, pas de quartier pour les fachos » et le Premier ministre en personne déclarait dès le 8 juin devant l’Assemblée nationale qu’il entamait une procédure d’interdiction contre Troisième voie et leur bras armé, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires. Samedi dernier, les « antifa » rendaient de nouveau hommage à leur mort et des casseurs infiltrés dans leur sillage en profitaient pour vandaliser une fois de plus quelques magasins qui n’en pouvaient mais.

Or, une caméra de surveillance de la RATP avait filmé la rixe et il semble résulter de cette vidéo que le malheureux Clément Méric, n’écoutant que les mauvais conseils de son courage, avait provoqué en l’attaquant par derrière la riposte fatale d’Esteban Morillo, déjà aux prises avec deux adversaires. Bien que les enquêteurs eussent saisi ce document aussitôt après les faits, ils n’avaient pas cru devoir en faire état, selon « un haut responsable de la police », « pour ne pas faire monter la tension »

Pour ne pas faire monter la tension, ou de peur de la faire baisser ? Il semble bien que l’on cherchait plutôt un effet Carpentras qu’un effet d’apaisement.

La suite sur Boulevard Voltaire.

 

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