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Jeune policière tuée: «C’est une exécution!»

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La Tribune de Genève : Des gangsters tirent à coups de kalachnikov contre une voiture de police. Colère des agents municipaux. L’un d’entre eux témoigne.

Jean-Noël CUÉNOD Correspondant permanent à Paris | 21.05.2010 | 17:57

«C’est une exécution. On ne peut pas appeler ça autrement!». Vice-président du Syndicat national des policiers municipaux (SNPM), Frédéric Foncel exprime la colère et la tristesse de ses collègues après la mort à coups de kalachnikov d’une des leurs, Aurélie Fouquet, 26 ans, mère du petit Alexis, 14 mois.
Le syndicaliste policier nous retrace les circonstances de la fusillade sanglante qui a éclaté, jeudi matin, à une sortie de l’autoroute A4 à Villiers-sur-Marne, près de Paris.

«Ils ont tiré pour tuer»

«Aurélie et un de ses collègues roulaient dans une voiture de la police municipale pour dresser un constat d’accident. Soudain, le véhicule a essuyé un feu nourri déclenché par quatre ou cinq gangsters qui circulaient en fourgon Renault Trafic. Dès qu’ils ont aperçu la voiture de police, ils l’ont aussitôt «allumée» avec des armes de guerre, sans doute des kalachnikovs. Ils ont tiré pour tuer, c’est certain, et non pas pour se dégager. Nous avons dénombré quatorze impacts de balles, rien que sur le pare-brise du véhicule policier! Nos deux collègues ont riposté, mais que pouvaient-ils faire avec leur modeste 38 spécial contre des armes de guerre tirant en rafales?»

Aurélie Fouquet a été tuée de trois balles à la tête et au thorax. Deux autres policiers ont été blessés, de même que deux automobilistes. L’une d’entre elle, âgée de 59 ans, est grièvement touchée au poumon. L’un des agresseurs a été atteint par le collègue de l’agente mais a pu prendre la fuite avec ses complices. Des traces de sang sont actuellement analysées par la police scientifique. Grâce à l’ADN, le malfrat blessé pourrait être identifié. La suite…

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