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Contribution au débat sur l’identité nationale de Bruno GOLLNISCH

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Source : Front National

I- L’IDENTITE NATIONALE, UNE ASPIRATION UNIVERSELLE

Quand on se donne la peine d’articuler contre le Front National un grief dépassant le niveau des mensonges, des invectives, ou tout simplement des étiquetages convenus, on lui reproche son nationalisme.

“Le nationalisme c’est la guerre” s’est écrié François Mitterrand lors d’un discours non dépourvu de talent qui résonnait comme son chant funèbre dans l’hémicycle du Parlement Européen. Ce disant il feignait d’oublier que l’on avait beaucoup plus fait la guerre à l’époque moderne au nom de l’internationalisme qu’au nom du nationalisme.

“Le nationalisme, c’est dépassé” diront d’autres en arguant, à tort ou à raison, et souvent de façon exagérée, du caractère de plus en plus planétaire de certains problèmes.

Faisons d’abord litière de cette dernière affirmation : le nationalisme est-il dépassé ? Si l’on se borne à l’observation des faits, l’on doit constater qu’en dépit de toutes les tentatives d’organisation internationale, heureuses ou malheureuses, le XXème siècle a été celui de la revendication nationale, et de la  satisfaction qu’elle a trouvée.

Il n’existait au XIXème siècle qu’une trentaine d’états reconnus sur la scène internationale, dont pratiquement la moitié issus du démembrement de l’empire espagnol des Amériques.

Il en existe aujourd’hui plus de deux cents, et le nombre s’en est accru au cours des dernières années.

Les évolutions politiques de la fin de ce siècle l’ont montré : dès lors que le poing de la dictature implacable du communisme s’est relâché, les Fédérations artificielles qui tenaient les peuples prisonniers, et qu’admiraient tant les actuels contempteurs du Mouvement National, ont explosé.

L’Union Soviétique a disparu, union forcée aujourd’hui enfouie dans les poubelles de l’Histoire que Lénine promettait aux adversaires du communisme, et quinze nations ont repris leur liberté dans le cadre de quinze Etats désormais indépendants. La Fédération Yougoslave, autre objet d’admiration de nos gauchistes de salon à l’époque de Tito, n’existe plus : les Croates, les Slovènes, les Bosniaques musulmans et les Macédoniens se sont séparés des Serbes comme les Slovaques se sont séparés des Tchèques, et comme les Québécois se seraient séparés du Canada britannique s’ils n’avaient été battus lors du referendum sur l’indépendance,  grâce à la marge étroite mais décisive qu’a constitué dans leur pays la démographie d’origine étrangère. Ils ont été privés d’indépendance par l’immigration et la dénatalité, eux qui n’avaient du leur survie qu’à la bataille des berceaux.

La suite…

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