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L’affaire Mitterrand vue du Quebec : « Nos amis les pédophiles »

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Montréal le 06/10/2009

La chronique de Richard Martineau

Nos amis les pédophiles

Il s’est dit – et écrit – beaucoup de choses ahurissantes sur l’arrestation du cinéaste Roman Polanski : que le réalisateur de Chinatown (qui a drogué et sodomisé une fillette de 13 ans) est victime du puritanisme américain, que son talent le place au-dessus des lois, qu’on ne devrait jamais arrêter un cinéaste dans un festival de film, etc.

Mais, la chose la plus débile que j’ai entendue est sortie de la bouche du ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand.

UNE DÉFENSE LARMOYANTE

«Si le monde de la culture ne soutenait pas Roman Polanski, ça voudrait dire qu’il n’y a plus de culture dans notre pays, a lancé le neveu de l’ancien président de la République. Je suis très ému en en parlant parce que je trouve que c’est une chose épouvantable et totalement injuste.»

«Roman Polanski est un homme de cinéma de réputation internationale. De le voir ainsi jeté en pâture pour une histoire qui n’a pas vraiment de sens, c’est absolument épouvantable.»

«De la même manière qu’il y a une Amérique généreuse, il y a aussi une certaine Amérique qui fait peur et c’est cette Amérique-là qui vient de nous présenter son visage. J’apporte mon soutien à Roman Polanski. Je pense que tous les Français doivent être avec Roman Polanski dans cette épreuve.»

LA CONFRÉRIE DES PÉDOS

Cela dit, aussi stupide soit-elle, la sortie de Frédéric Mitterrand n’est pas très surprenante. Entre pédophiles, ils se défendent.

En 2005, l’actuel ministre de la Culture a publié une autobiographie (La mauvaise vie) dans laquelle il avouait candidement, et avec une certaine fierté, se rendre souvent en Thaïlande afin d’y louer les services de prostitués mineurs.

«J’ai pris le pli de payer pour des garçons, écrivait-il. Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici. La misère ambiante, la drogue qui fait des ravages, les maladies. Mais, cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément.»

«On pourrait dire qu’un tel spectacle est abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable. La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de refréner ou d’occulter.»

«L’argent et le sexe, je suis au coeur de mon système, celui qui fonctionne enfin, car je sais qu’on ne me refusera pas.»

PRENDRE UN ENFANT PAR LA MAIN

En 1998, la justice française a adopté une loi spéciale permettant de poursuivre tout citoyen français qui s’adonne au tourisme sexuel.

Or, non seulement cette loi n’a pas empêché Frédéric Mitterrand de faire le tour des salons littéraires en disant haut et fort qu’il se tapait des enfants en Thaïlande, mais ce pédophile avoué a été nommé ministre de la Culture!

Par Sarkozy, le grand défenseur de l’ordre et de la morale ! C’est à n’y rien comprendre…

En mars dernier, deux Français ont été condamnés à sept ans de prison pour «tourisme sexuel aggravé sur des mineurs de moins de quinze ans» en Asie.

Je me demande comment ils ont réagi quand ils ont vu un ministre pédophile prendre la défense d’un artiste pédophile, alors qu’eux croupissent en taule pour avoir commis le même crime !

Cela dit, c’est de leur faute.

Ces hommes étaient médecins. Ils n’avaient qu’à écrire des livres ou à tourner des films s’ils voulaient sauter des enfants en toute liberté…

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