Prud’homales : le jour de vérité pour les syndicats

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L’Express : Le scrutin n’a pas d’incidence directe sur la force des syndicats car seuls les résultats des élections professionnelles détermineront leur représentativité à partir de l’an prochain.

Pour les syndicats et les organisations patronales, il constitue toutefois une occasion d’évaluer leur force, même si plus de deux salariés ou employeurs sur trois ont boudé le vote lors des derniers scrutins.

En 2002 et 1997, 67% des salariés s’étaient ainsi abstenus contre 54% en 1987 et 37% en 1979. L’abstention est encore plus élevée chez les employeurs, à 73% en 2002, 79% en 1997, 66% en 1987 et 52% en 1979.

En 2002, la CGT avait obtenu 32,1% des voix, la CFDT 25,2%, FO 18,3%, la CFTC 9,7%, la CFE-CGC 7,0%, l’Unsa 5,0%, Solidaires et ses alliés 1,5%.

Les premières estimations devraient être connues vers 22h00 (21h00 GMT) et les résultats définitifs tard dans la nuit.

La suite …

 le syndicalisme français, dévoyé et moribond, est quant à lui une des causes du blocage de notre économie et un des obstacles majeurs aux réformes nécessaires de la société française (retraites, Sécurité sociale, fonction publique, formation professionnelle, Code du travail, …). Partisans presque exclusifs de la stratégie de rupture (grèves et opposition systématique à tout changement), ceux-ci interdisent de fait les négociations collectives par branches d’activité, seuls facteurs réels et concrets de dialogue social (abroger la loi Auroux de 1983 qui a supprimé le principe de négociation au niveau des branches).

Alors que la France compte plus de 7 millions de personnes vivant avec moins de 817 euros par mois, près de 2,5 millions de “travailleurs pauvres”, occupant un emploi précaire et plusieurs millions de chômeurs, plusieurs syndicats, au rang desquels la CGT, la FSU, SUD et la CNT, n’ont pas trouvé mieux que de lancer une campagne pour la syndicalisation et la régularisation des clandestins, rappelant que “le droit du travail protège aussi les travailleurs sans-papiers” (sic).

Le Front National dénonce une campagne irresponsable, qui va à l’encontre des intérêts des travailleurs français, en les exposant à une immigration sauvage dont tous les économistes sérieux s’accordent à dire qu’elle exerce une concurrence déloyale, hier sur les métiers peu qualifiés, demain sur tous les emplois, y compris qualifiés, et tire les salaires vers le bas.

Ces syndicats démontrent ainsi qu’ils appartiennent bien en fait à cette gauche “bobo” qui, alliée à la droite financière, livre la France à l’ultra-libéralisme.

http://www.dailymotion.com/video/k1XzsMP7VkzKwpBju7

2 Réponses à “Prud’homales : le jour de vérité pour les syndicats”

  1. jo dit :

    j’aimerais bien savoir qui sont ces « economistes serieux » dont vous parlez…
    je crois plutot que les economistes sérieux disent plutot l’inverse. Les travailleurs immigrés sont nécessaires à notre économie. Ils occupent des emplois que les Français dédaignent. Et si on les foutait tous à la porte, on serait bien ennuyés.

  2. Fredusud dit :

    Jo, voici un texte qui n’émane pas du Front, mais qui me semble en contradiction avec votre opinion sur les sans papiers, libre à vous de le lire.
    D’autre-part je soulève une contradiction dans vos propos, sur la vidéo le représentant syndical avoue que les clandestins créent une baisse de salaire généralisée, qui est particulièrement notable dans certains secteurs. Il ose dire que ce sont les français qui refusent ces emplois, alors que l’on sait trés bien que dans ces secteurs les salaires ne sont pas revalorisés depuis belle lurette (ex.: hotellerie-restauration). Ces syndicats incapables de défendre la revalorisation des salaires pour les travailleurs français ont le « toupet » de défendre les clandestins. Marx avait élaboré une théorie concernant l’immigration, il la nommait « l’armée de réserve du capitalisme », et comme l’on peut le constater est bien là, en marche avec un MEDEF et la CGT complices.

    Bien à vous,
    PS / Copiez le lien ci-dessous pour obtenir l’intégrale de l’article.

    Source : L’immigrationnisme, ou la dernière utopie des bien-pensants
    Par Pierre-André Taguieff, philosophe, politiste et historien des idées, directeur de recherche au CNRS (CEVIPOF, Paris)
    http://www.communautarisme.net/L-immigrationnisme,-ou-la-derniere-utopie-des-bien-pensants_a754.html

    Dans le langage militant du nouveau gauchisme, le « tri sélectif » est diabolisé par amalgame polémique avec les « sélections » à l’entrée des camps d’extermination nazis, sur fond d’une indignation rituelle contre un « darwinisme social » censé légitimer la concurrence généralisée et la « sélection des meilleurs ». La « sélection » est ainsi condamnée comme intrinsèquement mauvaise, censée mener au pire, selon le sophisme bien connu de la « pente glissante ». Tout étranger qui se propose ou s’impose – tels les « sans-papiers », dits sans fard « clandestins » ou, d’une façon euphémisée, « irréguliers », donc à « régulariser » – doit être jugé digne d’être accueilli et « intégré » (le terme reste à définir, si la chose est possible). C’est la voie utopique et dangereuse du repeuplement à tout prix. Les dirigeants politiques, voués à ouvrir les bras au monde, n’ont plus rien à faire que dire et redire avec l’émerveillement requis : « L’immigration est une chance pour la France ». Certains croient y voir la main de la Providence. L’immigration, ajoute-t-on pour convaincre les adeptes de la néo-religion de la Diversité, est une « richesse ». Que cet enrichissement soit pensé comme mélange ou comme coexistence des différences (ethno-raciales et culturelles, de la cuisine à la religion, en passant par la couleur de la peau), ou encore, dans la plus grande confusion, comme les deux à la fois, il serait en lui-même une bonne chose. Étape de la marche triomphale vers la « société métissée », à travers le « nomadisme » planétaire – ce qui n’empêche pas les partisans dudit « nomadisme », peu regardants sur leurs propres contradictions, d’exiger des « papiers pour tous les sans-papiers qui en font la demande ». Pour les adeptes du culte immigrationniste, il serait donc vain de distinguer entre une immigration « subie » et une immigration « choisie ». Il n’y a rien à jeter ni à rejeter dans l’immigration : elle doit se recevoir « en bloc ».

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